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Charte « Qualité de Vie et Urbanisme 2020 »

Nous publions notre charte à destination des futurs candidats aux élections municipales de mars et juin 2020. Retrouvez notre dernier tract avec toutes les informations ci-dessous.

Les 15 mars et 28 juin 2020,
votez pour notre village !


  • vendredi 20 décembre 2019

    Pour une démocratie locale
    au service de notre qualité de vie

    A l’approche des élections municipales, les Vertois doivent reprendre le contrôle de l’action publique dans notre village. Notre qualité de vie et celle des générations futures en dépend !

    Chères Vertoises, Chers Vertois,

    Début novembre, vous avez été nombreux à assister à notre réunion publique qui a été un vrai succès, merci à tous pour vos retours enthousiastes ! Le bilan que nous avons dressé ensemble à cette occasion nous conduit à vous présenter aujourd’hui la charte élaborée à destination des futurs candidats aux élections municipales.

    Cette charte « Qualité de Vie et Urbanisme 2020 » propose en cinq points un cadre qui garantit le respect des Vertois et de leur qualité de vie dans la conduite de la politique municipale au cours du prochain mandat (2020-2026). Nous appelons tous les futurs candidats à se l’approprier et à l’intégrer à leur programme !


    Charte « Qualité de Vie et Urbanisme 2020 »

    Un label pour les candidats aux élections municipales

    1. Une action politique au service de tous les Vertois, sans récupération partisane
    • S’inscrire dans une démarche non-partisane, sans lien avec un parti ou courant politique national : l’intérêt des Vertois doit passer avant toute ambition personnelle des candidats
    • Communiquer sur les grands projets de la commune : les Vertois doivent être systématiquement informés en amont des projets qui vont être débattus
    • Consulter les Vertois sur les principaux projets du mandat : la population doit pouvoir se prononcer officiellement sur les projets qui ont un impact majeur sur l’ensemble du village
    • Rétablir une relation apaisée avec le personnel communal : le climat actuel n’est plus tenable, les employés municipaux doivent pouvoir travailler en toute sérénité
    1. Une action en faveur de la qualité de vie au quotidien
    • Renforcer l’attractivité du centre-ville et la vie sociale : redonner de la vie dans le centre permettra de développer les commerces et les liens entre les Vertois
    • Réexaminer les problématiques de poste et de distributeur de billets : nos anciens et les plus vulnérables sont en grande détresse depuis la fermeture de la poste
    • Préserver notre patrimoine immobilier : la vente programmée du bâtiment de la poste est une lourde perte pour notre commune
    • Améliorer la propreté du village et l’entretien des infrastructures
    1. Une voirie cohérente
    • Mener une vraie étude de circulation prenant en compte toutes les alternatives de mobilité : les résultats devront être conciliés avec la politique d’urbanisme
    • Régler définitivement les incohérences de voirie (signalisation, aménagements, etc.) qui exaspèrent les Vertois depuis des années
    1. Une politique d’urbanisme respectueuse des citoyens et de l’environnement
    • Procéder à une refonte complète du plan local d’urbanisme (PLU) : les Vertois devront être consultés (au plan global mais aussi sur les règlements de zones)
    • Mener un audit sur les conditions d’élaboration du PLU actuel pour faire la lumière sur ses incohérences
    • Remettre à plat tous les arrêtés municipaux en matière d’urbanisme : les règles doivent être cohérentes
    • Respecter la nature : les enjeux environnementaux doivent être pris en compte et les espaces naturels menacés par le PLU devront retrouver le statut protégé dont ils ont toujours bénéficié
    • Promettre de ne pas appliquer la taxe sur le foncier non bâti (54 %) : les incitations à un bétonnage supplémentaire doivent être écartées
    • Limiter le bétonnage et la croissance démographique : nos infrastructures ont déjà dépassé leurs capacités maximales
    • Refuser le PLU intercommunal, lutter contre les interférences extérieures et faire le maximum pour empêcher des obligations intercommunales déraisonnables
    • Coopérer activement avec les communes rurales membres de la CCVE : face au rouleau compresseur des communes urbaines, la voix des petites communes doit s’imposer
    1. Règlement à l’amiable officiel avec l’association
    • Reconnaître sans réserve le bien-fondé des procédures lancées par l’association contre le PLU et trouver un règlement amiable

    Une démarche inédite

    Pour la première fois, une association vertoise publie une charte à destination des futurs candidats aux élections. Forts du soutien que vous nous avez témoigné par centaines lors de notre pétition contre le plan local d’urbanisme, nous avons initié cette démarche pour aller jusqu’au bout de notre investissement des dernières années en faveur de la qualité de vie des Vertois.

    Vous pouvez changer les choses

    Les élections du mois de mars sont de loin les plus importantes depuis des décennies : c’est notre dernière occasion de défendre le village auquel nous sommes attachés.

    La pression immobilière à Vert-le-Petit et en dehors n’a jamais été aussi forte alors que nos infrastructures sont saturées. Au cours du prochain mandat, la ville de Mennecy (la plus peuplée de notre communauté de communes) va dépasser les 15 000 habitants, ce qui fera peser sur toutes les communes de la CCVE des contraintes supplémentaires d’urbanisation. Nous devons sortir de cette spirale infernale. Plus que jamais, nos élus devront être à la hauteur et proposer mieux que la politique du passage en force au détriment des aspirations des Vertois.

    Aux jeunes générations, nous disons : inscrivez-vous massivement sur les listes électorales et votez pour protéger notre environnement exceptionnel ! Quant aux anciens qui ont tellement donné pour nous transmettre le village que nous aimons tant, nous voulons croire qu’ils manifesteront leur forte désapprobation face aux tentatives de transformer Vert-le-Petit en annexe bétonnée de zones urbaines qui ne cessent de se rapprocher !

    Les 15 et 22 mars 2020,
    votez pour notre village !

  • samedi 12 octobre 2019

    Vie scolaire, petite enfance :
    la mairie en « roue libre »

    La vie scolaire et la petite enfance sont des thèmes chers aux Vertois qui s’inquiètent des nombreux dysfonctionnements de la politique municipale dans ces domaines. Fidèles à nos engagements de défense de la qualité de vie de nos concitoyens, nous nous faisons leur porte-parole !

    Chères Vertoises, Chers Vertois,

    Cette période de rentrée scolaire a été l’occasion pour de nombreux Vertois d’attirer notre attention sur l’état des bâtiments des écoles, sur la gestion de la crèche et, plus largement, sur la politique menée par la majorité municipale dans ces domaines.

    Vétusté des locaux qui expose les écoliers à un environnement dégradé, pannes d’équipement non résolues pendant des mois, gestion de la crèche improvisée : rien n’est fait pour rassurer des parents inquiets pour leurs enfants. Coupée des réalités et en manque de projet convaincant, la mairie est en « roue libre »….

    Comment une telle vétusté des locaux et des équipements scolaires peut-elle perdurer aussi longtemps ?

    Les parents que nous avons rencontrés sont unanimes : les locaux, notamment ceux de l’école maternelle, sont vétustes et auraient bien besoin d’investissement (financier mais aussi politique !).

    A l’école maternelle, les locaux ont été laissés dans un état qui interroge. Les infiltrations ont écaillé la peinture et, au sol, le linoléum et le carrelage s’effritent, générant potentiellement une multitude de morceaux toxiques qui peuvent être ingérés par les enfants ! Les enseignants et le personnel municipal font leur maximum pour faire face mais que faire quand ils n’ont pas de matériel décent fourni par la mairie ? On rit jaune à l’écoute des nombreuses anecdotes à ce sujet : des problèmes de peinture indisponible dans la bonne couleur en passant par la sonnette de la garderie de l’école primaire en panne pendant des mois fin 2018… Et, cette année, c’est la réparation d’un interrupteur défectueux (qui éteint tout seul la lumière d’une classe) qui dure des mois…

    A n’en pas douter, nous aurons bientôt un tract de la majorité municipale qui expliquera aux Vertois que les marchés publics pour les sonnettes à quelques euros sont très longs à passer (!) et que, concernant les réparations non faites, tout cela n’est qu’une distorsion de la réalité. Les faits sont là, les photos ci-dessous également. Chacun se fera son propre avis. Et ce ne sont pas les quelques travaux réalisés dans d’autres salles au cours de l’été qui viendront remettre en question le constat général…

    Ecole maternelle, 2018. Infiltrations, usure, vétusté… Du sol au plafond, l’état des locaux fait frémir. Comment cette situation a-t-elle pu perdurer pendant des années ?

    Mais n’y a-t-il pas des instances de dialogue entre la mairie et les parents d’élèves pour régler ces problèmes ?

    En effet, le problème vient peut-être d’abord du dysfonctionnement de ces instances. La communication dans les conseils d’école est compliquée et les ATSEM (Agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles, assistantes des institutrices) n’y participent pas, alors que ces personnes pourraient faire des contributions intéressantes. On peut aussi déplorer l’absence de cohérence concernant leur présence dans les différentes réunions (présence acceptée en commission « menu de la cantine » et refusée au conseil d’école). De même, les autres employés communaux n’ont pas droit à la parole. La mairie se coupe donc en grande partie des acteurs de terrain.

    Avant 2019, les parents d’élèves n’ont jamais été reçus par les services de la mairie. Depuis quelques mois, la situation a un peu changé (la proximité des élections ?) et des sujets avancent… …tout du moins en apparence ! De l’avis général, cela reste une lutte au quotidien pour avoir des retours aux questions, quand les retours ne sont pas totalement imprécis et inexploitables (les revirements sur le revêtement de sol et les dimensions de la nouvelle aire de jeux sont édifiants…). Selon les parents, il y a un véritable manque d’appropriation des problèmes dans l’équipe municipale : « il n’y a que Mme le Maire comme interlocutrice, elle refuse de déléguer à sa propre équipe, elle concentre tout le pouvoir de décision », regrette une maman désabusée.

    Une chose est sûre : des mouvements de personnels ont eu lieu sans consultation des personnes concernées en amont et parfois même sans consulter les structures scolaires. Ceci ne se limite d’ailleurs pas au milieu scolaire : l’ambiance dans les services communaux est délétère… Et le départ de la personne chargée des ressources humaines à la mairie n’a pas vraiment dû aider à résoudre les problèmes

    Pendant ce temps, il n’y a toujours pas de fenêtres étanches dans le bâtiment de la cantine (lieu de rassemblement pour le primaire en cas d’alerte chimique), pas de plan d’investissement pour de futurs travaux, pas d’actions efficaces de lutte contre la délinquance qui effraye les enfants dans le square derrière l’église.

    La crèche rencontre-t-elle les mêmes problèmes ?

    Les parents que nous avons rencontrés nous ont fait un bilan contrasté. Si les personnes qui s’occupent des enfants sont appréciées, l’absence de stabilité du personnel est pointée du doigt. Même si cette situation est certainement en partie liée au fait que la commune ne peut recruter en CDI, la question de l’ambiance de travail est posée. Certains parents sont en outre inquiets de l’augmentation du nombre d’enfants : ils redoutent une baisse de disponibilité du personnel et donc de la qualité de l’accueil. Beaucoup de parents viennent et repartent au bout d’un an, après avoir constaté qu’il n’y a « aucun projet éducatif ou pédagogique ».

    Lors du conseil municipal du 6 juin, la mairie a fait un point sur la crèche. Le stupéfiant exercice d’autosatisfaction auquel elle s’est livrée laisse perplexe tellement le discours contraste avec l’avis des parents. Si on peut se féliciter de la réduction du déficit (descendu à 80 000 €), force est de constater que les déclarations du type « les parents sont très satisfaits » semblent en décalage avec la réalité. Beaucoup soulignent les difficultés à faire prendre en compte leurs demandes : dans le passé, la mairie a refusé de les rencontrer au seul motif qu’il existait un conseil de crèche et aujourd’hui celui-ci a disparu ! Dans ces conditions, leurs propositions n’ont aucune chance d’aboutir. Plus largement, ils regrettent qu’une réflexion n’ait pas été menée avec eux pour maintenir un accueil de qualité, avec un personnel qualifié et en partageant les coûts au plan intercommunal.

    Le projet esquissé par la commune le 6 juin est peu ambitieux (5 berceaux réservés à des entreprises) et, de l’aveu même de la mairie, ne pourrait résorber entièrement le déficit actuel. Bref, après deux mandats de tergiversations, le problème de la crèche n’est pas réglé, les propositions sont ignorées et la réflexion sur la mutualisation intercommunale ne fait que commencer.

    Sur ce sujet comme sur tant d’autres, on est en droit de s’interroger sur le laxisme de la majorité municipale ainsi que sur l’avenir et le bien-être de nos enfants. L’équipe en place semble bien dépassée…

  • dimanche 29 septembre 2019

    URGENCE !!!

    Sauvons le bois du gymnase !

    Au cœur de l’été, la mairie a poursuivi en catimini ses projets de destruction de notre environnement en validant le projet d’aménagement du bois du gymnase, donnant ainsi son feu vert à la destruction d’arbres centenaires pourtant protégés avant le vote du plan local d’urbanisme.

    Chers riverains du bois du gymnase,

    Le temps d’agir est venu ! Le 4 juillet dernier, la mairie a validé le permis d’aménager du futur projet de lotissement du bois du gymnase. A la place des magnifiques arbres qui font la joie des promeneurs et des habitués des installations sportives, deux immeubles d’habitation et plusieurs maisons individuelles vont transformer à jamais votre quartier.

    Ce magnifique châtaignier de 20 mètres de haut est le plus petit des châtaigniers du bois.

    Une flore et une faune irremplaçables vont disparaître

    Apprécié par beaucoup d’entre vous, le bois du gymnase, situé au niveau du numéro 36 de la rue Marcel Charon et du numéro 59 de la rue Amand Louis, est l’écrin d’une flore et d’une faune uniques dans le quartier. Cet espace de respiration renferme de magnifiques arbres, notamment de très grands châtaigniers, et de nombreux animaux. On trouve pas moins de 12 espèces d’oiseaux différentes (4 espèces de mésanges, des piverts, des rouges-gorges, des chouettes, des corneilles…) sans compter les faisans. Le bois sert aussi d’abri à de nombreux autres animaux comme par exemple des écureuils roux, des hérissons et des lièvres !

    A la place de cette zone naturelle, des immeubles de 9 mètres et un sol vitrifié au béton

    Plan des constructions après la destruction du bois. Source : dossier officiel de demande de permis d’aménager, extrait du « Plan des coupes ».

    Avant le vote du plan local d’urbanisme en 2017, une grande partie de ce bois était protégée. Son déclassement par la mairie a permis la validation du projet d’aménagement qui prévoit une trentaine de logements répartis en deux immeubles de 9 mètres de haut, sans compter 5 lots à bâtir pour des maisons individuelles. Le plus long des deux immeubles (18 logements en accession) devrait faire environ 35 mètres de long, un désastre qui va défigurer à jamais le quartier. Le plus petit des immeubles devrait contenir 10 logements sociaux. L’ensemble est tellement difficile à caser dans l’espace prévu pour l’accueillir qu’il est comprimé à l’extrême : les différentes constructions sont entassées en un bel amas de béton pour rentrer coûte que coûte, avec un vis-à-vis à très faible distance des constructions existantes. Au total, 70 voitures supplémentaires seront dans cette zone et devront se partager les quelques places de parking que la commune aura réussi tant bien que mal à caser.

    Ce projet aura aussi des conséquences négatives pour ses futurs habitants : incompréhensible pour un projet moderne dans une zone humide, la gestion des eaux de pluie va se faire par un bassin d’infiltration… Les contraintes sont telles que les maisons individuelles ne pourront même pas envoyer leurs eaux pluviales vers ce bassin, elles devront avoir un puisard (« Programme des travaux », p. 3). Pour la voirie, on continue dans le non-sens : la grille de récupération prévue ne peut pas rediriger l’eau vers le bassin d’infiltration parce qu’elle est située plus bas que lui ! (« Le caniveau ne peut être raccordé au bassin sans risquer d’entraîner une vidange du bassin par la grille », Note de réponse aux notifications d’incomplet, p. 2).

    Une mésange bleue. (Crédit photo : PeterRohrbeck [CC BY-SA 4.0])

    Un bien beau projet qui a la même saveur que les autres aménagements d’urbanisme de la commune… D’ailleurs, un toit-terrasse végétalisé est prévu sur le plus grand bâtiment collectif pour donner une petite touche « verte » tout en augmentant artificiellement la surface végétale du projet… Des petites plantes sur du béton brûlé par le soleil sur un toit plat pour maximiser le nombre de logements en dessous… C’est bien plus qu’un pincement au cœur qu’on ressent quand on pense qu’il y a actuellement à cet endroit de superbes arbres centenaires et de magnifiques animaux…

    Des promesses bafouées, des riverains livrés à eux-mêmes

    Pour tenter de rassurer les riverains déjà très remontés, la mairie a organisé une réunion le 20 février. Une présentation a été faite montrant le futur projet. Surprise dans le permis accordé le 4 juillet : le tracé de la voirie et l’agencement des lots sont différents et moins favorables aux riverains ! Cerise sur le gâteau, le document validé est tamponné par la mairie à la date du 1er février, ce qui signifie que la présentation qui a été faite le 20 février était différente de la demande de permis qui était sur le bureau de la mairie depuis 20 jours ! Pourquoi les agencements présentés étaient-ils plus favorables que ceux du projet officiellement déposé le 1er février et validé le 4 juillet ? Nous vous laissons tirer les conclusions qui s’imposent. La mairie avait promis de tenir au courant les voisins directement touchés et d’échanger avec eux au cours de la procédure. Cette promesse a vite été oubliée puisqu’ils n’ont même pas été informés du feu vert pour le permis d’aménager… Les grands discours de nos élus ne sont visiblement destinés qu’à étouffer les oppositions en faisant le minimum de concessions…

    Mobilisons-nous ! Sauvons le bois !

    Même si les chances de succès sont limitées, nous avons décidé d’attaquer en justice la décision de la mairie : c’est notre dernière grande occasion de faire obstacle à la destruction du bois. Si vous souhaitez nous soutenir, n’hésitez pas à faire un don à l’association à l’aide du formulaire ci-dessous ! Le montant est libre !

    Téléchargez le formulaire : télécharger

     

  • dimanche 26 mai 2019

    Vert-le-Petit :
    la galère du quotidien

    Les Vertois sont nombreux à nous faire part de leurs soucis quotidiens qui leur rendent la vie pénible. Nous nous faisons leur porte-parole !

    Chères Vertoises, Chers Vertois,

    Les jeunes familles, nos anciens, les personnes à mobilité réduite et plus largement tous les Vertois n’ont pas la vie facile pour gérer leur quotidien : les commerces et les services de base ont déserté notre village. Même pour une course rapide, le recours à la voiture est inévitable. Que fait la commune depuis deux mandats ?

    Bulletin municipal après bulletin municipal, on désespère de trouver une information sur l’action de la commune concernant le rétablissement de services postaux décents et la renaissance d’une activité commerçante en centre-ville

    La raréfaction des commerces en centre-ville n’est-elle pas inquiétante ?

    En effet ! Comme ailleurs, la poste a déserté notre village, il n’y a plus de services postaux dignes de ce nom (le relais colis dépanne mais ne remplace pas la poste). Aucune action crédible n’a été menée par la commune pour tenter de maintenir un service postal correct et accessible avec des horaires raisonnables.

    La disparition du distributeur automatique de billets a fait le désespoir de nos anciens dont certains sont placés en situation de dépendance vis-à-vis de tiers pour aller chercher des espèces.

    Cerise sur le gâteau, la commune étudie la vente du bâtiment de la poste (qui a déjà fait l’objet d’une évaluation) alors qu’elle aurait pu utiliser cet immeuble typique de notre patrimoine pour tenter, entre autres, de maintenir un minimum de service postal en centre-ville…

    Vous parlez de commerces, mais la mairie n’a-t-elle pas tenté de mettre en place un marché ?

    C’est exact : il y a bien eu une tentative qui s’est soldée par un échec. Il faut dire que les conditions de tenue du marché (jour, horaire…) rendaient dès le départ très incertain le succès d’une telle initiative.

    Que faire contre les bouchons du matin qui ne cessent d’empirer ?

    Il y a deux ans, nous avions demandé à la commune une étude de circulation ambitieuse, loin de ce qui a été improvisé à l’époque. Malgré une enquête publique aux conclusions alarmistes, ce sujet est en sommeil complet du côté de la mairie.

    La commune a récemment mené une expérimentation avec des feux tricolores pour limiter la circulation venant des villes voisines. Si cela peut diminuer un peu le flux pendant les pics de bouchons et permettre aux Vertois de mieux circuler, c’est un pas dans la bonne direction. On peut toutefois rester perplexe quand, dans le même temps, des projets de bétonnage massif voient le jour, avec à la clé une énorme augmentation de la population de notre commune dont les infrastructures sont déjà à bout de souffle. Notre commune va créer elle-même plus de circulation sur son territoire que celle qui vient de l’extérieur (au moins 400 voitures supplémentaires) !

    Fait notable pour cette expérimentation, la majorité municipale est prise d’une soudaine envie de sondages. Bien. Mais n’aurait-il pas été encore plus judicieux de demander également à tous les Vertois s’ils étaient prêts à subir l’énorme augmentation du trafic routier qui va résulter des projets prévus dans le plan local d’urbanisme ?

    Embouteillages le 6 mai vers 8h40.

    Rappelons que la majorité municipale a un passif qui ne plaide pas vraiment en sa faveur en matière d’enquêtes d’opinion : dans le cadre de l’élaboration du plan local d’urbanisme, la commune avait soumis un questionnaire aux Vertois. 90 % des répondants considéraient que l’offre de logements était suffisante (rapport du commissaire enquêteur, p. 8). Un score « sans appel »… Quelles étaient les trois priorités pour les Vertois ? La circulation, la remise en état de la voirie et la protection des espaces naturels et du cadre de vie. Quand on conduit des enquêtes, encore faut-il en tirer les conclusions adéquates !

    Les bouchons sont déjà pénibles mais qu’est-il fait pour gérer le chaos créé par les bus le matin ?

    Croisement de bus dans la rue de la Liberté un matin de février.

    Excellente question ! Bien sûr, la commune n’est pas décisionnaire sur les horaires de bus qui dépendent d’un cadre plus large. On aurait toutefois de sérieux arguments à faire valoir. La paralysie complète du centre-ville liée au stationnement des bus pendant 10 minutes chaque matin, conjuguée parfois au passage simultané des éboueurs et au blocage des rues avec leur camion, rend fous les Vertois qui se passeraient bien de ce surplus de stress pour amener à temps leurs enfants aux bus.

    Qu’est-il fait pour éviter que nos enfants soient en danger lorsqu’ils vont prendre leur bus scolaire ?

    Pas grand-chose, visiblement… L’étroitesse des trottoirs et le stationnement des bus sont de vrais sujets. Chaque jour en semaine, à l’heure du ramassage scolaire, les bus stationnent sur le passage piéton. Les enfants sont contraints de traverser hors du marquage au sol, sans visibilité, en slalomant à pied dans le trafic de véhicules. Ces photos font froid dans le dos !

    Un matin de février entre 7h00 et 7h30. En pointillés rouges, le passage piéton obstrué devant la mairie.

    Quand la commune s’intéressera-t-elle enfin à la qualité de vie des Vertois ?

  • samedi 13 avril 2019

    Plan local d’urbanisme

    Non, la commune n’a pas gagné !

    Non, la commune n’est pas à l’écoute des Vertois !

    Non, l’annulation du PLU ne serait pas « néfaste » !

    Non, le résultat n’est pas « sans appel » !

    Nous faisons appel !

    Suffisance d’un autre temps, intolérance à la critique, il y a un peu de tout dans l’article du bulletin municipal de février (page 10)

    Crier ainsi victoire tout en s’asseyant sur la détresse provoquée chez les Vertois par le plan local d’urbanisme dépasse les limites de l’indécence. La mairie fait de l’autosatisfaction déplacée alors que le quotidien de certains d’entre nous bascule dans un enfer.

    Par ailleurs, revendiquer la victoire est prématuré lorsqu’on ne connaît pas la fin de l’histoire… Sensibilisée par la situation des Vertois, l’association a ainsi décidé de faire appel de la décision du tribunal administratif avec des arguments visant à protéger la qualité de vie de tous au sein de notre village.

    Le dérapage de trop ?

    Non seulement les erreurs grossières contenues dans l’article dès sa première phrase jettent le doute sur la pertinence de son contenu (c’est en mars 2017 que nous avons déposé le recours, sinon nous aurions été hors délai !) et montrent l’absence totale de maîtrise du dossier, mais la majorité municipale tente une diversion en attaquant notre association pour mieux continuer à fuir ses responsabilités devant les conséquences catastrophiques de sa non-politique en matière d’urbanisme.

    Le PLU a été élaboré sans réelle concertation et le bétonnage massif qu’il prévoit porte atteinte à notre qualité de vie et à l’environnement. Il est prévu de construire jusqu’à 194 logements, soit une augmentation de population de notre village entre 14 et 20 % et au minimum 400 véhicules supplémentaires en centre-ville sans aucune étude sérieuse de circulation. En outre, le choix de créer des zones d’aménagement dans des espaces naturels pose question : ainsi, un bois avec une riche faune près du gymnase sera rasé alors qu’il était protégé avant 2017 ! Et que penser du tracé des zones qui coupe en deux des parcelles, sans négociation avec les propriétaires et parfois même contre l’avis du commissaire enquêteur ?

    Qu’a dit le tribunal dans sa décision ?

    Nous vous invitons à lire dans le détail la décision du tribunal sur notre site Internet. Pour faire court, nous n’avons pas eu gain de cause : les deux parties ont été renvoyées dos-à-dos. Pour contrebalancer le triomphalisme de la mairie, sachez tout de même que toutes les attaques de la commune à notre encontre ont été rejetées (dont certaines particulièrement scandaleuses passées à la trappe en une seule ligne !). En outre, nous n’avons pas été condamnés à payer les frais de justice de la commune (ce qui est pourtant fréquent lorsque le requérant perd). Vous pourrez d’ailleurs constater que nous n’avons pas démérité en défendant la qualité de vie dans notre village (espaces naturels communaux, zones d’aménagement Pichot, de la Jalais, du Chemin des Prés et du Bouchet ainsi que le bois du gymnase). La suite aura lieu devant la cour d’appel, le jugement n’est donc pas définitif.

    Que dire des sommes engagées par la commune pour cette procédure ?

    Merci à la majorité municipale d’avoir publié le montant de ses dépenses. Le chiffre de 15.000 € est stratosphérique ! Il montre le manque de discernement chronique dont souffre notre commune dans ses choix financiers. Non seulement, le montant aurait pu être de zéro euro si la mairie avait écouté les inquiétudes des Vertois, mais, par peur d’un échec cuisant, la majorité a dépensé une somme complètement déraisonnable pour maximiser ses chances de gagner. Pour information, le recours a coûté à l’association 3.600 € (environ le quart !). Vertois, demandons à la majorité municipale le remboursement de la différence sur nos feuilles d’impôts ! Par ailleurs, rappelons à nos élus que les Vertois ont le droit de demander à la justice de se prononcer sans qu’on le leur reproche. Si la majorité dépense des sommes déraisonnables dans sa défense, c’est devant ses électeurs qu’elle engage sa responsabilité.

    Dans les faits, tous les problèmes soulevés par l’association se sont avérés pertinents, est-ce la raison d’une réaction aussi violente des « pro-bétonnage » ?

    Certainement. S’il y a une chose sur laquelle nous sommes d’accord avec la majorité municipale, c’est que l’urbanisme nécessite de la compétence. Cela fait des années que nous l’avons alertée sur les incohérences de son projet : hausse de circulation catastrophique, insuffisance des stationnements, constructions trop nombreuses, voies d’accès irréalisables… Au lieu de tout remettre à plat pour tenir compte des remarques constructives de ses administrés, la mairie agite les peurs et défend devant les Vertois (et en justice) le caractère prétendument parfait d’un texte qui ne tient pas debout et qu’elle est forcée de modifier discrètement lorsqu’elle est confrontée à ses incohérences sur le terrain. L’équipe en place, pourtant élue avec la promesse de préserver le caractère rural de notre village, fait preuve d’un entêtement incompréhensible.

    Est-ce vrai que la majorité a voté le 13 février des mesures visant à densifier encore les constructions ?

    Oui ! Le nouveau texte approuvé par le conseil municipal autorise par exemple la création de voies d’accès étroites sans croisement possible de véhicules pour desservir 9 logements, peu importe si les futurs habitants auront du mal à sortir ! Tout cela pour caser le maximum de logements sur le moindre mètre carré constructible, comme l’expliquent les documents officiels : selon la commune, la réglementation existante – déjà ultra favorable au bétonnage – « freinait considérablement les objectifs de constructibilité en zone urbaine tels que souhaités dans le PLU ». Cette fuite en avant est hors de contrôle. En matière d’urbanisme, la majorité municipale a fait preuve d’une légèreté incroyable depuis au moins 2014. A l’approche des élections, elle a du mal à assumer le mécontement des Vertois et tente de mettre son manque de discernement sur le dos d’acteurs extérieurs à la commune ! Le déni ne rapporte pas de voix !

    Consultez la décision du tribunal administratif : télécharger

    Paroles de Vertois

    « Ma maison ne vaut plus rien à cause des futures constructions, elle est devenue invendable. »
    « Le bois protégé qui faisait notre bonheur avec sa riche faune va être détruit, nos voisins sont en pleine détresse, personne ne les entend. »
    « Nous sommes convoqués pour écouter la mairie faire des discours et mis devant le fait accompli. »